L’aquarium/vivarium du Zoo de Bâle


L’aquarium/vivarium du Zoo de Bâle

Le 29 mars dernier, le vivarium/aquarium du Zoo de Bâle fêtait ses 45 ans. Depuis sa création, ce pavillon thématique perfectionné se distingue par les espèces rares (75% des espèces présentées au sein du zoo de Bâle) qui y sont élevées, véritable laboratoire d’essai des toutes nouvelles techniques aquariophiles, idées et tentatives d’élevage. Découvrez avec nous ce lieu chargé d’histoire.

Le vivarium, nommé à son ouverture «le vivarium casse-tête» («Wirravirum») du à son parcours tortueux  et sa technique de fabrication et de fonctionnement complexe ouvre ses portes le 29 mars 1972 et son inauguration attire des foules de visiteurs enthousiastes, venus admirer au Zoo de Bâle un pavillon thématique jusqu’alors inédit.

L’aquarium accueille aujourd’hui 5 000 animaux provenant de 450 espèces différentes, de six continents et des écosystèmes les plus variés, et réparties dans 50 aquariums et 25 terrariums. Les bassins d’eau salée représente 1/4 des bassins de l’aquarium. Une centaine de ces espèces sont également gardés dans les coulisses à des fins de reproductions. 4 soigneurs, 4 techniciens et un responsable Thomas Jermann s’occupent des espèces qui y sont présentées

De par sa conception même, le bâtiment  répond à une nouvelle idée: les visiteurs sont guidés à travers un voyage universel dans l’histoire biologique du monde sous-marin et de l’évolution, pour une visite innovante en forme de spirale, sur deux étages et pour un voyage autour du monde à la découverte des poissons de rivière et fleuve, en passant par les milieux marins  et les zones côtières et en finissant par l’antarctique et les terrariums.

 

Les aquariums

Les visiteurs y découvriront tour à tour, les poissons d’eaux douce de nos régions dans la partie rivière et fleuve, puis les poissons des fonds marins (poissons clowns etc.) et notamment une collection de coraux naturels que le zoo élève dans ses coulisses avec succès, et enfin dans la dernière partie sur les eaux côtières, les eaux douces de l’Amérique du Sud avec les piranhas mais aussi des côtes Française avec des bassins équipés d’effets marins notamment pour les bigorneaux bretons, pour recréer les flux d’eaux que l’on peut retrouver près de nos côtes.

 

 Les manchots

Le milieu aquatique se termine en Antarctique avec les manchots. Trois espèces y sont présentées : les emblématiques manchots royaux, les manchots papous et enfin les manchots du Cap, plus commun dans nos parcs zoologiques. De la reproduction est observée chaque année chez toutes ces espèces. Cela en fait la fierté du zoo et de ses équipes !

Originalité du Basel Zoo, les manchots peuvent sortir en extérieur l’hiver accompagnés de leurs soigneurs et des nombreux visiteurs, si la température est inférieure à 10°C, pour une parade des manchots  !

 Le vivarium

La dernière partie est consacrée aux 25 terrariums qui abritent plusieurs espèces de reptiles sur différents biotopes, parfois en cohabitation.  La moitié des vivariums est alimentée par la lumière naturelle car située au sommet du bâtiment. Bâle s’est spécialisé dans la reproduction du lézard crocodile de Chine. Cette espèce, extrêmement rare, n’est représentée que par 600 individus au Vietnam, leur pays d’origine. Le zoo fut le premier à en présenter en Europe et grâce aux nombreuses reproductions obtenues, à permis d’agrandir le cheptel Européen et de placer d’autres individus dans les parcs zoologiques en Europe.

Terrarium des lézards crocodiles de Chine

Reptile

 

Des petits aquariums…. qui cache parfois de grandes longueurs !

La construction définitive de l’infrastructure en 1972 aura requis plus de temps que prévu pour intégrer des nombreux nouveaux matériaux et techniques, en partie encore inéprouvés, et pour inventer l’habitat adapté à certaines espèces animales et végétales atypiques. En effet, nous avons maintenant l’habitude de découvrir des grands aquariums modernes avec des bassins et des vitres d’observation toujours plus grandes qui permet d’observer d’un coup d’œil les espèces qui y vivent. A l’époque de la construction dans les années 1970, il était techniquement impossible de réaliser cela.

.Un petit aquarium… ..cache parfois une grande longueur de bassin !

Les concepteurs ont donc imaginés des petits éco-systèmes thématiques reconstitués pour de petites espèces mais qui offre un volume dans la profondeur permettant ainsi aux différents poissons de s’y cacher aisément et aux visiteurs et enfants d’être plus attentifs à l’observation.

 

Élevages et entretien sous surveillance

Depuis l’ouverture il y a 45 ans, les techniques d’élevage ont heureusement évoluées. Ainsi grâce au succès de la reproduction de nombreuses espèces, le zoo est quasi autonome dans la présentation des animaux au sein de l’aquarium/vivarium. Néanmoins et comme pour la majorité des aquariums, quelques individus, principalement des poissons, sont prélevés dans la nature, pour présentation aux visiteurs et reproduction dans les coulisses pour justement pérenniser les effectifs et éviter les prélèvements en milieu naturel.

Aquarium pour méduses en coulisses

La gestion des aquariums est toujours compliquée puisqu’un aquarium représente en soi un organisme vivant avec de la vie, de la végétation et un environnement défini. Ainsi on estime la durée de vie d’un aquarium à environ 20 ans et qui nécessite donc un entretien permanent pour pérenniser la biologie aquatique qui y vit.Pour se faire, le Basel Zoo analyse tous les mois, en interne dans son propre laboratoire, la totalité des aquariums du bâtiment.

Le chauffage permanent des bassins est réalisée par plusieurs sources d’énergie situé dans le bâtiment. La principale source d’énergie est la chaufferie au gaz qui est complété quand le temps le permet par les baies vitrées situées sur le toit du bâtiment mais aussi plus surprenant, par la chaleur produite par les visiteurs

 

Chaufferie

 

Bac d'eau salée

L’Ozeanimum

D’ici à 2024, le zoo devrait s’enrichir d’un nouvel aquarium bien plus moderne et grand que l’actuel, l’Ozeanium. Deux tiers de ce nouveau complexe se situeront en souterrain. Le bâtiment, esquissé par les architectes zurichois Boltshauser, comportera neuf étages, dont quatre en sous-sol, pour un parcours long de 900 mètres en forme de spirale, et qui doit emmener les visiteurs à la découverte du monde animalier marin. La réalisation de ce projet, qui doit regrouper 30 bassins thématiques, dépendra de sa capacité à réunir les quelques 100 millions de francs budgétisés. Le zoo compte accueillir plus de 500 000 visiteurs à son ouverture.

 Nous remercions vivement Thomas Jermann, responsable de l’aquarium du Zoo de Bâle, qui nous a guidé toute au long de cette institution.

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