Dossier installation: La Grande Volière Sud-Américaine (BioParc de Doué la fontaine)


Dossier installation

La Grande Volière Sud Américaine  du BioParc de Doué

 

Ouvert en 1961, le BioParc de Doué la fontaine a commencé à se métamorphoser en 2005 suite à l’impulsion de Pierre et François Gay, fils et petit-fils du fondateur qui dirige maintenant le parc. La nouvelle philosophie de Doué de profiter de la richesse naturelle et culturelle du parc pour créer des ambiances évocatrices des milieux d’origine des animaux, a permis l’ouverture de nouvelles installations unique en leur genre.  Après la vallée des rhinocéros en 2005, première grande installation à avoir vu le jour à Doué, les deux dirigeants se sont lancés dans la réalisation d’un tout nouveau projet, la Grande Volière Sud Américaine.

 

 

 

 

Présentation de la grande volière Sud Américaine

Site d’observation et de reproduction uniques en Europe, principalement dévolu à la conservation, elle a été aménagée dans une carrière creusée à cet effet. Cette volière, la plus grande d’Europe, d’une superficie au sol d’un hectare et d’un volume de 110.000 mètres cube, simplement fermée par un filet tendu à 20 m de hauteur, recrée tour à tour un canyon, une côte rocheuse aride et une partie côtière évocateurs de régions andines. Un investissement de 1 000 000 € pour le BioParc de Doué la fontaine, dont 10% ont été financés par une subvention accordée par la Région des Pays de la Loire

Le chantier de la grande volière a commencé en 2005 par le terrassement du site en même temps que celui de la vallée des rhinocéros située juste à coté. 80 000 mètres cubes ont du être extrait lors des travaux sur une profondeur de 10m. Les aménagements paysagers et visiteurs, creusement des tunnels d’accès, pose du filet de 5 tonnes et installation des 6 pylônes d’aciers qui le soutienne, se sont poursuivis jusqu’en 2009, date officielle d’ouverture au public.

Il aura fallut encore 3 années pour façonner et terminer cette installation avec l’ouverture en 2012 d’un espace animé de cascades de 70m de long, pour la colonie de manchots.

© L'oeil de Didy

La Grande Volière Sud Américaine

L’espace de vol et nidifications des oiseaux

Les visiteurs accèdent à la grande volière Sud Américaine, en provenance du Canyon des léopards, grâce à un tunnel creusé dans la roche et ouvrant sur sa façade ouest, pour découvrir un canyon rythmé par des pics rocheux disposés de façon à structurer l’espace de vol et par 300 troncs de châtaigniers qui offrent de nombreux perchoirs aux oiseaux qui y vivent.

 

 

Le versant sud-ouest de la volière ensoleillé, abrite en son haut, la nidification des différentes espèces de perroquets et ibis. Un abri pour les oiseaux a été installé en hauteur à gauche de l’entrée. Il donne sur un bâtiment construit dans la roche pour isoler ou abriter les oiseaux lors des journées les plus froides. En rez de chaussée, des boxes permettent également d’abriter les mammifères de la volière.

L’espace des mammifères

La partie extérieur dévolue aux mammifères se situe sur toute la partie gauche en entrant dans la volière. Deux grands enclos y sont aménagés. Le premier, qui a été lieu de vie pendant plusieurs années d’un couple de fourmiliers, abrite maintenant des tatous velus. Un peu plus loin, un autre enclos héberge de timides pudus du Chili rarement visibles. Une vigogne a été également présentée quelques temps avant d’être transférée dans la partie haute du parc.

Le bassin des flamants roses et anatidés

Un grand plan d’eau, situé au fond de la volière, abrite la colonie de flamants du Chili. Un espace en hauteur de ce bassin, permet de nourrir les nombreux perroquets qui peuplent la grande volière aux heures d’animation.

Une passerelle en métal a été installée au fond de la volière pour y découvrir une autre partie du plan d’eau des flamants, généralement occupés par les nombreux anatidés et échassiers de la volière. Non loin du bassin des flamants, un bâtiment non visible, a été construit pour abriter volières d’isolement et systèmes de filtration du bassin des manchots.

Le bassin des manchots et pélicans

Terminé en 2012, un bassin de baignade pour les manchots de 70m de long, aménagé sur le versant est de la volière, minéral abrupt et stratifié, rythmé par des cascades sur plusieurs étages a été construit sur toute la longueur de la volière. 260 tonnes de rochers, 2 200 mètres de tuyaux, 1 200 mètres de câbles électriques auront été nécessaires pour construire cette installation. La filtration du bassin est assurée par des filtres à sable, le traitement d’eau par des lampes U.V. Pour une épuration naturelle des eaux de lavage, un bac de décantation puis des bassins filtrants, plantés de roseaux et d’iris, ont été aménagés à quelques pas dans la grande vallée des rhinocéros qui profitent ainsi de cette eau filtrée.

Les espèces de la grande volière

Les oiseaux

Amazone à front bleu

(Amazona aestiva)

Ara Chloroptère

(Ara chloropterus)

Ara de Lafresnaye

(Ara rubrogenys)

Ara Hyacinthe

(Anodorhynchus hyacinthinus)

Ara militaire de Bolivie

(Ara militaris boliviana)

Brassemer cendré

(Tachyeres pteneres)

Callonette à collier

©L'Oeil de Didy

(Calonetta leucophrys)

Canard huppé de Patagonie

© L'oeil de Didy

(Lophonetta specularioides)

Condor des andes

(Vultur gryphus)

Conure mitrée

(Psittacara mitratus)

Dendrocygne fauve

©L'oeil de Didy

(Dendrocygna bicolor)

 Dendrocygne veuf

(Dendrocygna viduata)

Échasse d’Amérique

(Himantopus mexicanus)

Flamant du Chili

(Phoenicopterus chilensis)

Ibis à face noire

(Theristicus melanopis)

Ibis de Ridgway

(Plegadis ridgwayi)

 Ibis rouge

(Eudocimus ruber)

Kamichi à collier

(Chauna torquata)

Manchot de Humboldt

(Spheniscus humboldti)

Ouette à tête grise

© L'oeil de Didy

(Chloephaga poliocephala)

Pélican thage

(Pelecanus thagus)

Pénélope à gorge bleue

(Pipile cumanensis)

Perruche de Patagonie

(Cyanoliseus patagonus)

Sarcelle de la Puna

(Anas puna)

Sarcelle tachetée

© BioParc

(Anas flavirostris)

Savacou huppé

(Cochlearius cochlearius)

Siffleur du Chili

(Anas sibilatrix)

Spatule rose

(Platalea ajaja)

Sterne inca

(Larosterna inca)

Vanneau du Chili

© BioParc de Doué

(Vanellus chilensis)

Vautour à tête rouge

(Cathartes aura)

Vautour pape

(Sarcoramphus papa)

D’autres espèces d’oiseaux et mammifères ont été présentées avec plus ou moins de succès dans cette volière, notamment des fourmiliers, vigogne, chevêche des terriers ou tinamous huppé.

Les mammifères

Tatou à  six bandes (Euphractus sexcinctus)
Statut : Préoccupation mineure

 

 

 

Un couple est présenté au sein de la volière Sud-Américaine

 

 

Pudu du Chili (Pudu puda)
Statut : Quasi menacé

 

 

 

 

Le mâle pudu du Chili resté seul plusieurs années a été
rejoint par une femelle cette année nommée Désirée

 

Coté visiteurs

Au cœur de la volière, des points de vision sont accessibles aux visiteurs pour observer au mieux les habitants des lieux. Plusieurs escaliers permettent de monter sur les hauteur ou se situe un point d’observation qui offre une vue à 360° sur l’installation, le belvédère.

Le bassin des flamants roses est équipé d’un point d’observation en sous bas permettant une approche plus direct des oiseaux qui y sont présentés.

Lors de l’ouverture de la volière, le BioParc de Doué proposait aux visiteurs un petit point snack nommé « Les flamants » situé au centre de la volière. Depuis, ce point de restauration a fermé ses portes, même si le bâtiment est toujours présent et sert aux soigneurs.

 

Pédagogie et Conservation

Présentées par des soigneurs animateurs, les animations sont des moments privilégiés d’information et de sensibilisation sur le monde animal et les actions du Bioparc. Tous les jours, vers 14h30 a lieu le nourrissage des oiseaux dans la volière. L’occasion d’en apprendre plus et de découvrir de plus prés les diverses espèces présentées.

Divers outils et équipements ont été installés au gré du parcours dans la volière, pour présenter les différentes  espèces qui y vivent, au travers d’un totem d’information ou de panneaux de présentation situés sur le belvédère. Un panneau indique également les « Projets Nature » soutenus par le BIOPARC.

Les projets nature

Depuis de nombreuses années, le BIOPARC de Doué la Fontaine s’engage pour la conservation de la biodiversité. Considérant les animaux présents à Doué la Fontaine comme les ambassadeurs de leurs cousins sauvages, il agit à travers le monde en initiant ou soutenant des actions sur le terrain

CONSERVATION DU CONDOR DES ANDES EN ARGENTINE

Le Projet de Conservation du Condor des Andes (PCCA), créé en 1991 par l’association BioAndina en Argentine, renforce les populations sauvages de condors, grâce à la réintroduction d’oiseaux nés en captivité ou recueillis, réalisée en collaboration avec les communautés locales. L’association est basée au Zoo de Buenos Aires, principal collaborateur du programme.

Reproduction favorisée pour obtenir des candidats au relâcher :
Confiés par des zoos, des œufs de condors sont placés en incubateur au Zoo de Buenos-Aires. Les oisillons sont élevés à la main avec des marionnettes à l’effigie des parents afin de minimiser le contact humain et d’obtenir des candidats aux relâchés dès l’âge de 6 mois.

Réintroduction avec le soutien des communautés locales :
BioAndina réintroduit les condors dans différentes provinces d’Argentine en impiquant les communautés indiennes. Chaque relâché s’accompagne d’un cortège cérémonial pour rendre à l’oiseau toute sa symbolique ancestrale : un guide spirituel célèbre le retour de l’âme du condor à la vie sauvage et prie pour une cohabitation harmonieuse entre toutes les formes de vie.

Sauvetage des condors blessés :
Les condors victimes du braconnage ou détenus illégalement sont accueillis dans un refuge. Soignés, ils sont placés dans des volières pour réapprendre à voler, avant d’être relâchés.

Suivi des oiseaux par satellite :
BioAndina reçoit des milliers de données sur la localisation des condors équipés d’émetteurs. En découlent des informations précieuses sur les préférences des oiseaux et l’usage qu’ils font de leur habitat, permettant d’améliorer les choix d’actions.

CONSERVATION DE L’ARA DE LAFRESNAYE EN BOLIVIE

A travers le « Programme de Conservation de l’Ara de Lafresnaye », Armonia a mis en place une stratégie de conservation et de développement intégré : suivi scientifique et protection de l’espèce, sensibilisation et assistance aux communautés qui vivent au contact des oiseaux pour un développement local durable.
Les efforts sont concentrés sur un site de reproduction important de l’espèce : un ensemble de falaises rocheuses en bordure de la rivière Mizque (département de Cochabamba), les falaises de San Carlos. Pour se faire, l’association est en étroite collaboration avec les communautés quechuas d’Ayama, de Perereta et de San Carlos, soit environ 56 familles. Le but de l’association est d’aider l’espèce en apportant des solutions durables aux villageois, en harmonie avec leurs cultures.

Protection de la plus vaste aire de reproduction
Une Réserve de 50 ha protège les nids installés dans les falaises de San Carlos.
Elle délimite les zones de pâturage pour reboiser le site et permet une surveillance accrue des oiseaux.

Campagne contre le trafic d’oiseaux
Armonia lutte contre le trafic par l’éducation : campagnes nationales de sensibilisation, ateliers scolaires et sorties nature.

Ecotourisme et apiculture, une source de revenu locale
Construit par Armonia face aux falaises, un gîte écotouristique offre une vue privilégiée sur les aras.
Cogéré par trois communautés indiennes, il génère des revenus dédiés au développement local, à l’éducation et à la santé.
Autre opportunité : la production de miel et sa vente aux touristes.

CONSERVATION DU MANCHOT DE HUMBOLDT

L’association Tu Tierra, créée par le naturaliste et photographe de renom au Pérou Heinz Plenge, s’est donnée pour objectif de préserver et de valoriser l’écosystème de forêt sèche équatoriale du nord-ouest du pays. Elle intervient dans 3 zones géographiques distinctes : la Réserve Ecologique de Chaparri et les sites côtiers protégés de la Média Luna et d’Illescas.

En 2008, le BIOPARC de Doué la Fontaine missionne Clément Laronde, en tant que Volontaire de Solidarité Internationale, pour aider l’association a développer ses actions liées à la protection des aires côtières et à la conservation des manchots de Humboldt.

Ainsi, Tu Tierra protège 2 sites côtiers, en alliant protection de l’habitat, restauration de populations animales, sensibilisation, valorisation touristique et développement local :
• « La Media Luna », gérée avec la ville de Puerto Eten, abrite un centre de soin pour les manchots et propose un sentier de découverte écotouristique.
• « La réserve d’Illescas », désert côtier sauvage et ultime site de reproduction des manchots au nord Pérou, propice à la réintroduction des oiseaux.

 

 

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