« Au cœur de la nature » au parc animalier d’Ecouves


« Au cœur de la nature » au parc animalier d’Ecouves

Ce parc animalier, situé dans l’Orne a été créé par Vincent CHAUVIN en plein cœur de la forêt d’Ecouves en Normandie ! Passionné par les animaux domestiques et sauvages, le directeur ouvre pour la première fois les portes du parc en juin 2006 en augmentant le nombre d’individus d’année en année…
La particularité du parc est de proposer de très grands enclos adaptés aux besoins des espèces qui y vivent : chameaux, wallaby, autruches, aras etc., le tout dans un décor authentique et naturel qui absorbe les visiteurs le temps « d’une promenade au cœur de la nature ».

 

Le parc familial, compte plus de 40 espèces comprenant 400 individus qui évoluent en semi-liberté sur une surface de 12 hectares (sans compter l’extension de 6 hectares, « en terre sauvage » !
Chaque espèce dispose d’enclos aménagé selon leurs caractéristiques, parsemés d’éléments naturels comme des troncs d’arbres, points d’eaux, roches et souches… Du chien Viverrin, en passant par les buffles d’eau d’Asie, aux faisans dorés, venez découvrir les animaux du parc d’Ecouves dans un univers façonné pour le bien-être animal. Les espèces domestiques et sauvages vous attendent sur leur territoire !

Suivez Actu’Zoo au parc animalier d’Ecouves lors d’un entretien accordé par Vincent CHAUVIN afin de comprendre les évolutions du parc !

 

  • Pour commencer, sous quelles dynamiques est né votre parc ?

« La motivation c’est comme tout le monde, la passion ! On commence avec des animaux lorsque l’on est tout petit et puis après vous en avez un, vous en avez deux, vous en avez trois, des animaux domestiques, après vous voulez des animaux un peu plus sauvages… J’ai grandi à la campagne avec beaucoup d’animaux domestiques, on se demande ce qu’on peut faire par la suite… Alors j’ai créé mon parc finalement ! Même si on a encore beaucoup de travail, ça commence à être sympa, on a de plus en plus d’espèces sauvages (en tout le parc compte 18 espèces sauvages) et puis c’est prévu dans les plans de collections d’augmenter le nombre petit à petit ! »

  • Pourquoi avez-vous choisi la forêt d’Ecouves comme site d’implantation du parc ?

« Je suis né dans l’Orne – quand on veut vivre dans l’Orne, il faut naître dans l’Orne – même si c’est un très beau département vert etc. ce n’est pas le plus touristique dans le grand Ouest, la zone concurrentielle avec les autres parcs zoologiques est intense – il faut être différencié et je pense que l’on est sur le bon « créneau » –. Le terrain était acquis par mes parents, en faisant venir des collègues – que je connaissais tout jeune et qui sont maintenant dans d’autres parcs zoologiques Français et également du grand Ouest – m’ont dit « tiens il faudrait faire quelque chose ici », alors que d’autres au contraire m’ont dit « de ne surtout pas le faire », en me disant que c’était très compliqué… mais je me suis dit, on va le faire, on va réussir !
« Et vous avez réussi ! », « Réussi oui, on a réussi à le créer… après la création d’un parc est difficile. Nous nous sommes une création mais il y a très peu de création aujourd’hui au niveau des parcs, c’est beaucoup de parcs qui ont une certaine histoire, des parcs familiaux, des reprises par les autres générations… Par exemple on était à l’AFDPZ (Association Française Des Parcs Zoologiques) au Puy du Fou (mardi et mercredi dernier), c’est super-sympa de voir les autres représentants des parcs, les directeurs : Pierre Gay de Doué-la-Fontaine puis de la Palmyre, de Beauval… C’est évidemment quelque chose qui me plairait, que mes enfants reprennent la suite, on va essayer de les lancer ! »

 
  • Vous avez créé votre parc dans un magnifique environnement, vous offrez un excellent cadre pour vos animaux… est-ce que c’était également le but de dépayser les visiteurs ?

« Souvent on nous compare au CERZA à ses débuts, où ils ont des structures avec des grands enclos. Nous, on veut de TRES grands enclos et on aimerait en avoir des plus grands, par exemple on va agrandir le parc de 6 hectares supplémentaires avec une Lodge Asiatique, au total le parc couvrira une surface de 18 hectares.

Pour l’instant on n’a que 12 hectares de présentations au public mais effectivement on veut des grands enclos, on a plus de 450 animaux répartis. On n’est pas encore tout à fait en bonne saison – notamment avec la météo qui est difficile – mais là nous avons deux chamelles qui sont prêtes à faire leurs petits – qui sont tout prêts, dans les boxes –, on a les yacks qui sont déjà dans la plaine asiatique qui peuvent être des fois amené à cohabiter avec les chameaux ou avec les Cerfs Sika. Mais on essaye d’avoir beaucoup d’espace pour nos individus et puis surtout, qu’ils s’y sentent bien ! On élimine petit à petit les gros grillages que l’on avait au début du parc, que nous pouvons remplacer par des fossés, de discrètes clôtures électriques, des observatoires, des points de vue… On essaye d’apporter ce que l’’on sait faire, ce qui n’est pas trop dur à faire, qui est durable… par exemple l’avantage du bois c’est que si nous faisons un enclos, et avec les tas d’idées que nous avons d’année en année, il est plus facile à le supprimer que d’autres matériaux et puis ça nous permet d’en refaire un nouveau, plus grand, toujours plus grand !

Depuis 4-5 ans, on a pris une nouvelle dynamique, on essaye toujours d’agrandir les enclos, d’exploiter le maximum de place. On est dans une phase où dans les trois prochaines années, on aimerait végétaliser davantage même si la végétation « explose » quand les beaux jours arrivent – surtout dans les mois de mai-juin – l’ensemble du parc est vraiment très beau. On a également essayé de retravailler le chemin dans le parc pour les visiteurs, même si on n’a jamais eu un hiver si compliqué et le temps pluvieux nous a pas mal freinés… ça va revenir petit à petit avec le beau temps, on l’espère ! »

Le parc dispose d’enclos plus qu’adaptés au comportement animal, fièrement revendiqué sur sa page internet : « notre volonté est de réserver à chaque espèce un espace suffisamment vaste, les aménagements adéquats, pour que chaque animal puisse exprimer une palette de comportements la plus riche et la plus naturelle possible. »

 

  • La proximité d’un grand parc, comme celui de CERZA, facilite t’elle les échanges d’individus ?

« Nous sommes une petite structure, on est très sociables, très humains… L’importance c’est comme une entreprise, il faut être bien implanté dans son environnement économique, effectivement on est tous un peu des concurrents par notre activité mais on est tous des professionnels du métier ! La preuve, nos bisons viennent du CERZA – ça les arrangeait bien puisqu’ils avaient un peu de mal à les placer a priori – même si ça a duré au niveau administratif – on a eu quelques difficultés mais ils sont arrivés le 14 mars –. Pour nous techniquement, c’était évidemment plus simple au niveau du transport, au lieu de chercher ces animaux dans des parcs d’Europe de l’Est où il y en a en abondance, ou dans le sud de la France dans les safaris etc., c’était pour nous une grande facilité, en plus on aime faire nos propres transports car ça nous permet d’échanger, rencontrer les professionnels ! Par exemple le panneau qui se trouve en fin de parcours du parc – qui est à réactualiser d’ailleurs – montre aux visiteurs finalement qu’on est une structure jeune et qu’on va chercher des animaux plus que l’on en redonne. Quoique ! Nos petits cochons laineux qui sont nés au parc sont maintenant au zoo d’Amiens, à Biotropica… on trouve tous un intérêt en fin de compte ! Par exemple, le directeur François HUGYES de Biotropica – extrêmement sympathique d’ailleurs –, le jour où nous avons amené nos cochons laineux, il y avait également chez eux les Dragons de Komodos – qui d’ailleurs sont moins de 10 en France, c’était pendant l’hiver 2016 – mais « ses petits champions » étaient nos petits cochons laineux ! Vous voyez, c’est plus que sympa, même quand on se recroise il m’en reparle… Echanger avec les professionnels et les personnes qui ont de l’expérience c’est toujours gratifiant. Quand il est venu chercher nos petites chèvres angoras, nous avons fait un tour de parc convivial dans une bonne ambiance, pour nous c’est super-enrichissant… Biotropica, un exemple à suivre ! »

A notre passage, les bisons d’Amérique étaient en pré enclos, tranquillement couchés dans un abri. Actuellement, ils investissent petit à petit leur plaine… En voilà pour preuve la photo publiée sur le compte Facebook du parc (ci joint, au milieu) :

  • Quelles sont vos dernières naissances ? A chaque fois que l’on passe d’enclos à enclos, on voit qu’il y a toujours des nouveaux-nés !

« Ça n’arrête pas ! Il y a des petits partout – il va d’ailleurs falloir qu’on le communique à notre public –, mouton du Cameroun, mouton de Soay, chèvre du Rove, alpagas – les yacks eux sont à l’écart mais ce n’est pas encore pour tout de suite –, c’est vrai qu’on en a un peu partout ! Après il n’y a que dans les espèces sauvages que l’on ne reproduit pas, on a fait le choix en matière de gestion des populations de faunes sauvages captives de ne pas reproduire les ratons laveurs, les chiens viverrins, ni les wallabies de Bennett, ni les daims et cerfs Sika, donc là effectivement on ne peut pas s’attendre à avoir des naissances, sauf « miracle de la vie ». On aimerait bien avoir des naissances chez nos grues couronnées noires dans la volière, les grues du Japon, les cacatoès à huppes, bon pour les cacatoès rosalbin on a deux mâles donc il y aura des difficultés; puis en ce qui concerne les aras il va falloir du temps, beaucoup de temps – ce n’est pas si simple que ça puisqu’il faut du temps pour que le couple se forme – les animaux doivent s’apprivoiser. On a fait le choix de les présenter au public, on en a 4 mais on a perdu le mâle. Ce sont des contraintes que l’on doit envisager… Après il y a beaucoup de reproductions en parc pour cette espèce, il faut déjà les présenter au public et faire surtout de bons discours pédagogiques ! » 

Ainsi les dernières naissances ont été répertoriées sur un tableau à l’entrée du parc :

  • « Jésus », le buffle d’eau né le 25 décembre (présent ci-contre) ;
  • 4 moutons du Cameroun ;
  • 2 chèvres du Rove (race de chèvres originaire des Bouches-du-Rhône) ;
  • 8 chèvres naines ;
  • 2 moutons de Soay (race de moutons provenant de l’Île de Soay en Ecosse) ;
  • 2 moutons racka (race de moutons rustique des steppes de Hongrie) ;
  • 2 watusis appelés « Congo » et « Mandela » ;
  • 12 lapins chèvre ;
  • 2 moutons de Somalie, « Kinkai » et « Mali ».

 

  • Pouvez-vous nous présenter les nouveaux arrivants du parc ?

« Donc cette année nous avons trois nouvelles espèces, tout est par trois d’ailleurs ! Nous avons trois bisons du CERZA, deux femelles et un mâle, il s’agit de la fratrie, le mâle a été castré par CERZA donc ce n’est pas plus mal… ils sont hyper sympathiques, pour l’instant on n’a aucun problème ! Actuellement ils sont dans leur pré parc, on attend que l’herbe pousse puis nous allons les lâcher dans l’enclos en les faisant cohabiter avec les lamas (six jeunes femelles) – qui ont d’ailleurs un enclos de retrait –. On a mis les lamas dans un enclos le temps de bien les habituer des nouveaux arrivants… On va tout doucement lâcher les bisons pendant les vacances de Pâques pour qu’ils cohabitent au mieux avec ! Ensuite, nous avons eu 3 nouvelles autruches, qui sont arrivées du Camelus – qui est une ferme pédagogique –  et puis 3 petits gris Timneh qui sont arrivés du zoo de Lille. On a une volière qui est assez simple mais qu’on va essayer de retravailler un peu – en bois donc on va pouvoir l’agrandir –, on a été un peu pressés par le temps, avec l’extension des travaux, c’est un peu la course ! »

Au total les nouvelles arrivées regroupent :

  • 3 autruches ;
  • 3 bisons d’Amérique ;
  • 3 gris de Timneh ;
  • 9 perruches à Collier ;
  • 2 perruches tête de Prune ;
  • 2 faisans du Canada.

 

  • Avez-vous d’autres projets pour cette année ou sur le long terme ?

« Alors nous avons un plan de collection qui n’est pas encore tout à fait défini mais on aura de deux à trois nouveautés chaque année ! Le projet initial – qui a été un peu modifié – c’était une grande plaine sauvage européenne dans 6 hectares qui est modifiée provisoirement par une plaine asiatique avec notre troupe de chameaux – d’ailleurs nous avons une des plus grandes troupes de chameaux de France, nous en avons 9 donc avec les deux naissances ça fera je l’espère 11 –, il y a également une petite femelle que je vais aller chercher à Trégomeur la semaine prochaine. On a plein de projets, on va également déposer un nouveau dossier d’extension de certificat de capacité, on a le droit encore d’accueillir deux espèces assez communes telles que les émeus qui iront en cohabitation avec les wallabies et on aura les magnifiques grues demoiselles aussi, qui iront certainement dans la volière asiatique, on espère avoir d’autres espèces petit à petit… »

 Deux jours après notre passage, deux nouveaux petits chamelons sont nés dans le parc, faisant de la troupe d’Ecouves la plus grande troupe de chameaux de France (ci-contre, une photo des deux chamelons posté sur la page Facebook du parc) :

A noter qu’un projet de « snacking » va voir le jour pour la restauration des visiteurs.

 

  • Nous voulions savoir si vous participiez à des projets de conservation ?

« En tant qu’adhérent à l’AFDPZ, par le biais d’échanges des animaux – je pense notamment au zoo de la Palmyre – quand on a eu des animaux qui venaient de chez eux, ils ont reversé dans des fonds de conservation. D’ailleurs nous allons imprimer un document que l’on a reçu de l’AFDPZ, un magnifique planisphère avec toutes leurs actions… Après nous, on va essayer de se trouver une action plus concrète avec des animaux de la faune sauvage européenne. On a pas mal de races locales domestiques à « petit effectif », et on soutient l’association FERME – la Fédération pour promouvoir l’Elevage des Races domestiques Menacées –. C’est une des missions des parcs zoologiques; la recherche centrique et l’information auprès du public, donc il faut vraiment s’inscrire dans les projets de conservation, et je crois que l’AFDPZ va vouloir que les parcs s’impliquent encore plus, car tous les parcs sont différents et y contribuent à des niveaux différents. »

Le parc alimente également des organismes dédiés à la conservation de la nature comme WWF (World Wide Fund for nature) ou CEPA (Confederation of European Pest management Associations) !

 

  • Quelle est la philosophie, quelles sont les idées fondatrices de votre parc ?

« Notre philosophie c’est la nature, c’est de communiquer ce que l’on fait, on n’a pas des espèces exceptionnelles mais on a par exemple nos yacks – que l’on placera au niveau du Lodge – qui sont magnifiques et de toutes les couleurs… Nous avons une équipe familiale, on communique notre passion auprès du public, on a tout le temps des naissances, pour la vie d’un parc c’est gratifiant…

Notre parc, ce sont les grands enclos, la nature à l’état pur, je prends l’exemple de l’enclos des cerfs Sika qui ont un espace très en longueur où nous avons réussi à faire un petit ilot autour de l’eau – où les yaks et les cerfs Sika se baignent durant l’été –, avec un tronc d’arbre au milieu… Dans cet enclos c’est particulier, puisque l’on a mélangé les cervidés – les daims et les cerfs Sika sont arrivés ensemble en provenance du PAL –. Ce qui est normalement prévu dans le projet de faune sauvage européenne, c’est que les daims devraient cohabiter avec les tarpans, les bisons, les mouflons méditerranéens, les cerfs élaphes, voire les chevreuils dans les 6 hectares ! Les cerfs Sika resteraient peut-être seuls voire peut-être avec un ou deux yaks… On se sert également du coteau – qui est une petite colline – où on peut avoir une vue aérienne et une vue basse, avec les observatoires ça permet aux visiteurs de mieux observer les espèces, on en refera d’autres car c’est très efficace ! Le dernier a été fait au niveau de l’enclos des bisons, on a essayé de l’intégrer avec la ganivelle (une clôture formée par l’assemblage de bois). Dans deux mois, lorsqu’il y aura 20 cm d’herbe, les lamas et les bisons seront superbement bien et ce sera magnifique.

Avec l’équipe on a une philosophie de se dire de donner le plus de liberté à nos animaux et on voit tout de suite où les animaux ont le moins de place. Pour nos petits ânes en bas du parc, on leur a doublé l’enclos ! Quand nous avons une réflexion, on trouve absolument le moyen d’y arriver pour l’hiver suivant ou même si on peut tout de suite, on diminue le nombre d’animaux et on leur donne de grands espaces. C’est le bien-être animal dans tous les cas… pour un herbivore, il faut qu’il puisse manger beaucoup d’herbe, qu’il y ait de la place pour se défouler… Pour vous dire, le soir ou très tôt le matin, vous entendez les grues du Japon, les yacks qui courent sur 200 m de long, on a lâché il y a pas longtemps les tarpans dans la plaine de 6 hectares, ils sont partis au grand galop, c’était superbe… Si on peut le transmettre, c’est l’essentiel. »

Concernant le Lodge, la plaine sera réaménagée, agrémentée de quelques rochers et de troncs, le tout avec une magnifique mare soigneusement nettoyée par l’équipe du parc. « Les buffles d’eau, les chameaux et les yacks vont pouvoir se baigner, l’espace sera superbe et unique. Nous allons mettre en valeur des animaux qui ne le sont pas si souvent dans un parc ! ».

 

  • Pour terminer notre entretien, trois mots pour représenter le parc d’Ecouves ?

« Je mettrais, nature, passion et métier ! Je vais reprendre le slogan d’Agrial (un groupe coopératif agricole et agroalimentaire Normand) « la nature est notre métier », notre parc c’est l’environnement, les grands espaces… Souvent on dit « rendre à la nature ce qui nous a été donné », c’est la liberté tout simplement. Même si c’est de la captivité, il faut essayer d’avoir de grands enclos, on va attendre d’en avoir un peu plus, c’est évident. On essaye de modifier les enclos tout le temps, près de nous dans l’enclos des chameaux on a créé des buttes de terre, dans 2 ans, quand il y aura beaucoup d’herbe, les animaux se frotteront dessus, les yacks feront bronzette. On ne sera pas dans les steppes asiatiques mais il y a du relief !

Un parc se bonifie avec le temps, on revient dans 5 ans ça sera un régal – déjà depuis 3-4 ans on se régale –, les visiteurs adorent, ils nous suivent régulièrement. Forcément si quelqu’un veut avoir une allée goudronnée, un rhinocéros ou des girafes, il ne va pas l’avoir chez nous. Il sera peut-être déçu mais il faut que l’on réussisse à transmettre de l’émotion… Je me rappelle encore avant-hier pendant l’AFDPZ, Pierre Gay nous disait, il faut transmettre de l’émotion. L’idée avec nos grands enclos, nos goûters pédagogiques, la nature, les animaux qui galopent, c’est de transmettre de l’émotion tout simplement !

On est un parc très jeune, il faut qu’on arrive à se faire notre place, on est déjà reconnus par les autres parcs, des gros parcs comme le Bioparc sont très ouverts et viennent vers nous, c’est une très bonne chose notamment pour les échanges d’espèces. Par exemple nos alpagas viennent de Doué, ils ont notre petit mouton du Cameroun – leur mâle reproducteur dans la mini ferme –, on est tous un peu liés finalement à tous les niveaux puisque de temps en temps on vient revoir nos animaux comme ce petit mouton – « notre champion ! » – et c’est extrêmement valorisant…

Même si on a encore beaucoup de travail, comme l’agrandissement du parc – où par exemple on vient de poser plus de 2 kilomètres de clôture il y a deux semaines –, on a une équipe motivée, des jeunes impliqués puis la passion donc ça ne peut qu’être de bon augure pour la suite ! »

Le parc animalier d’Ecouves vous propose des goûters pédagogiques pour découvrir les animaux évoluer auprès des soigneurs animaliers. Des observatoires, des panneaux explicatifs de chaque espèce, des abris et des structures en bois sont à votre disposition pour apprécier la visite du parc.

 

Nous tenions à remercier l’ensemble du parc pour son professionnalisme et pour cette rencontre enrichissante avec Vincent Chauvin qui a su donner de son temps pour répondre à nos questions !

 

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