Le futur visage du zoo d’Amiens Métropole 1


Le futur visage du zoo d’Amiens Métropole

 

Au mois d’Avril dernier, Actu’Zoo s’est rendue à la réunion publique au cinéma Gaumont d’Amiens Métropole concernant la présentation du projet du futur parc zoologique de la ville : « Le Zoo fait son avant-première ». Plus de 900 personnes ont pu découvrir sur grand écran les différents travaux d’extension et de rénovation pour le nouveau visage du zoo. Il s’agissait d’une présentation d’une heure et demie où différents acteurs du projet sont intervenus auprès du public. Le futur zoo d’Amiens permettra au public de parcourir le tour du monde à travers la vision d’une icône de la ville, Jules Verne.

 

Nous présenterons à travers cet article détaillé, la totalité des secteurs modifiés et espaces qui seront créés, auxquels seront accompagnés des images illustratives du zoo d’Amiens actuel ainsi que des extraits de discours, évoqués par les représentants du projet, pour que vous puissiez mieux l’appréhender !

 

Le parc en lui-même ?

Avec à sa tête Christine MORRIER et une cinquantaine de personnes à son service, le parc zoologique Picard de 7 ha se situe au cœur de la ville d’Amiens. Créé au mois de mai 1952, le zoo est actuellement orchestré par la communauté d’agglomération Amiens métropole. Le zoo est très impliqué dans la conservation des espèces menacées et fut récompensé par l’AFDPZ (Association Française des Parcs Zoologiques) en recevant le 2ème prix d’implication pour sa lutte dans les programmes de sauvegardes cette année.

Le zoo d’Amiens Métropole participe et œuvre pour :

  • L’association picarde « Regards d’Ailleurs » concernant l’éducation à l’environnement pour les enfants,
  • Le projet « Washu » travaillant pour la sauvegarde de l’atèle à tête brune avec des scientifiques équatoriens,
  • Un programme d’adoption de nids de Calaos en Inde,
  • L’association « SOS Sulcata » sur la réintroduction de la tortue sillonnée,
  • Le « Club de conservation des pinchés » portant sur un programme de conservation multidisciplinaire,
  • Ainsi que l’association « Red panda network » pour la protection des pandas roux au Népal.

Alors que les travaux du master plan du parc commencent petit à petit à se dessiner, certaines espèces du zoo sont déjà transférées vers leurs nouveaux secteurs, d’autres conservées à l’abri des regards dans des enclos prévus à cet effet. Certains quittent (momentanément ou non) le parc comme les coatis, l’iguane vert ou encore les emblématiques éléphants d’Asie, Jana et Praya transférés définitivement à Pairi Daiza en Belgique.

 

Qui sont les derniers locataires du parc ?

En 2017, le zoo d’Amiens a accueilli :

  • Le tamarin lion à tête dorée,
  • Des ouistitis pygmées,
  • L’écureuil de Prévost,
  • Le bernache du Canada.

En 2018, ont rejoint le parc :

  • 4 loutres cendrées d’Asie qui ont intégré un « enclos provisoire » de 2018 (libre après le départ de la famille coatis) : deux mâles âgés de 7 ans arrivés depuis Pairi Daiza, deux autres mâles âgés eux de 7 mois, nés à l’Exotique de Sanary sur mer et au Zoa Parc ;
  • Un groupe de 9 saïmiris à tête noire vient tout juste de s’acclimater à leur nouvel espace où ils cohabiteront avec les atèles à ventre blanc (arrivés fraichement en mai au parc, depuis la Réserve Africaine de Sigean) ;
  • Un barbarin d’Ouzbékistan, provisoirement placé au zoo d’Amiens depuis le 2 juin jusqu’au 31 août ;
  • Depuis février dernier, Sissi la femelle serval cohabite avec Skam, un mâle serval né au Aachener Tierpark Euregiozoo, en Allemagne.

 

Et du côté des naissances ?

 

  • Un petit addax (le 7ème au total) est né en Janvier 2018,
  • Au mois de février deux petits ouistitis pygmées sont nés au zoo,
  • Des petits Wallabies de Bennett ont vu le jour,
  • Le 30 mai dernier, un petit ocelot au nom de Paprika a pointé le bout de son nez au zoo d’Amiens (il s’agit de la quatrième progéniture Coari et Bellissimo),
  • Enfin, depuis une trentaine de jours la femelle calao d’Abyssinie couve ses œufs dans son nid… Il n’y a plus qu’à attendre !

 

Le contenu de la conférence :

Après quelques mots échangés par le maire puis la directrice du zoo, un court métrage a été présenté sous forme de vidéo scénarisée retraçant toutes les futures modifications qui seront apportées au zoo d’Amiens.

 

 

 

S’en est suivi d’un discours de Madame le Maire (Brigitte FOURE, à gauche de l’image ci-dessous), qui met considérablement l’accent sur l’importance de la sauvegarde des espèces sauvages et de la communication pour les générations à venir :

 « Le zoo est le lieu des découvertes des richesses extraordinaires de la terre et aussi un espace de conscience de la fragilité des équilibres des mondes vivants. Demain, les extensions et la conception rapprochée du rapport étroit entre les espèces et leurs milieux de vie nous interrogeront sur l’influence des climats (…). Le zoo d’Amiens constituera un territoire représentatif de la vie de l’ensemble des continents. Un lieu de découverte des merveilles du monde vivant, celui aussi d’un trésor à protéger pour le bonheur de nos enfants et pour notre avenir ».

Puis, le président d’Amiens métropole Alain GEST (deuxième personne en partant de la gauche ci-contre) concernant le projet du zoo :

« Moderniser un zoo, ce n’est pas seulement permettre de découvrir de nouvelles espèces, de profiter de nouveaux espaces de loisirs, c’est aussi réinterroger notre rapport à l’autre à l’espace naturel. Demain un nouveau zoo s’offrira à chacun d’entre vous… La recherche scientifique y trouvera de nouveau instruments performants, la préservation des espèces notamment celles qui sont en voie d’extinction et pour laquelle travaille le zoo d’Amiens sont au cœur d’un projet, un projet dans lequel chacun est invité à participer. Les équipes du zoo ont du faire preuve de patience tant qu’ils attendent ce renouveau depuis longtemps.

Je pense que le résultat dépassera vos espérances puisque dès l’an prochain, les fauves tant attendus (une allusion aux tigres qui viendront séjourner au zoo d’Amiens) seront de nouveaux dans notre zoo jusqu’en 2024. Chaque année le zoo d’Amiens métropole dévoilera de nouveaux lieux et de nouvelles activités.

Un zoo n’est pas un lieu comme les autres, ce n’est pas un espace muséifié ou l’on chercherait à admirer des objets, on vient partager une émotion avec des êtres vivants, dans une interaction forte avec les hommes. Le zoo permet ainsi de lire la relation complexe que les animaux et les hommes nouent entre eux depuis l’aube de l’humanité. Le zoo est un don de la nature, à nous de le préserver, il n’est pas seulement l’histoire des animaux, ils racontent aussi la nôtre, nous nous proposons donc de l’écrire ensemble. »

 

 

Les modifications du parc existant :

Premièrement, la rénovation du pavillon bleu en restaurant du parc zoologique d’Amiens a été confiée à l’entreprise SOCREA (maitres d’œuvres) dont Monsieur Florent BASSET nous en a fait la présentation :

« Le pavillon bleu est une « folie romantique » du 19ème siècle, et auquel les amiénois sont très attachés. Acquis par la ville en 2013, sa parcelle triangulaire est une presqu’ile, accolée au zoo, ce qui permettra l’accès direct de ses visiteurs pour une pause déjeuner pittoresque. Il est en bordure de la promenade de la basse Seine et il sera accessible directement par les amiénois sans être obligé de passer par le zoo grâce à la conception d’une passerelle ».

Notons que cette ancienne discothèque est un bâtiment composé de brique et de bois (comme nous le constatons sur l’illustration), ayant souffert de l’usure du temps et de l’exposition des structures aux intempéries.

Depuis le 18e siècle au cœur du parc de la Hotoie, le pavillon bleu fut aménagé en auberge. Aujourd’hui le bâtiment se compose d’une première partie à l’ouest d’une auberge qui prit le nom de « la laiterie de la Hotoie » et qui fut étendue en 1898 par l’architecte Amiénois Anatole Bienaimé.

L’équipe SOCREA s’attache à travailler à partir des fondations déjà créées du pavillon bleue :
« Ce que nous avons vu et ce qui reste sur site constitue notre corpus pour le projet, vous l’aurez compris nous avons abordé le projet avec l’objectif de restituer un maximum d’éléments originels de ces détails si séduisants de cette époque. »

Le projet de la réhabilitation du pavillon bleu au zoo d’Amiens proposera à la restitution, de nouvelles façades colorées par l’alternance de briques rouges et grises, charpentes apparentes peintes en bleu et blanc fidèles aux couches originelles… L’accès au site pourra s’effectuer depuis le parc zoologique grâce au portail japonisant de l’ouest reconstruit dans l’axe du bâtiment. Notons que la salle principale en double hauteur sera prolongée par la véranda vers le côté du zoo.

« Cette réhabilitation est une occasion pour proposer une nouvelle décoration intérieure, mêlant l’esprit des guinguettes et des brasseries du début du 20e siècle. Nous avons rassemblé les thèmes qui ont orientés nos propositions : la présence du végétal, les guirlandes foraines, les sols en graniteux et mosaïques, le bar en étain, la terrasse et le mobilier. »

On peut également deviner grâce à l’illustration présente ci-contre, une volonté d’obtenir à l’intérieur une ambiance « extérieure de guinguette » grâce à un arbre positionné au cœur du restaurant, qui rappellera également la dimension propre du parc d’Amiens, la nature. 

 

Le second intervenant  fut Michael MUGNIER, de l’atelier Jacqueline OSTY et associés, sur la partie rénovation du parc actuel 

Le zoo d’aujourd’hui fera l’objet de rénovations, une transformation profonde, une transformation douce qui a nécessité l’avis et les idées que pouvait avoir le public :

« On a commencé à regarder ce qui plaisait aux gens dans le zoo sur les réseaux sociaux, commentaires, discussions. On a analysé ce qui fonctionnait bien et on s’est rendu compte qu’il y avait beaucoup d’espaces qui étaient appréciés notamment toutes les îles avec les singes et les gibbons, la mini ferme, l’enclos des casoars, l’enclos des otaries : l’objectif n’est pas de tout refaire mais faire une transformation douce (dans certains enclos qui fonctionnent bien, en très bon état) et peut être certains enclos à améliorer pour le confort des animaux et la qualité de présentation. »

Il y aura également un travail concernant l’environnement du site qui dispose d’une panoplie de plantations, puisqu’il s’agit d’un parc zoologique mais également botanique où il y a une vraie qualité dans la promenade du zoo liée à la présence végétale et aux arbres :

« On essaye de préserver tous ces arbres et on essaye de faire ce projet autour des arbres, autour des bras d’eau et des enclos animaliers que l’on a conservés. »

Le projet du zoo s’organise autour de grands secteurs où les animaux seront regroupés en fonction de leurs origines. À travers ces zones, le but est de créer des paysages qui sont en cohérence avec les animaux :

« L’objectif est de présenter des animaux d’Asie dans une ambiance asiatique et nous travaillons avec des végétaux asiatiques et des dispositifs paysagers pour les évoquer. Il s’agit de retrouver la biodiversité dans le plus large spectre du règne animal avec des primates, des oiseaux, des serpents, des insectes appartenant à chaque biotope. »

Les futurs secteurs concernant le zoo d’aujourd’hui uniquement :

  • La zone « Archipels », nichée dans un environnement asiatique,
  • Un secteur appelé « Équateur » qui concerne notamment toutes les îles des singes que le zoo abrite aujourd’hui,
  • Le secteur « Rivières » qui concentrera les oiseaux de bords d’eau notamment les pélicans ainsi que les flamants roses (qui sont également actuellement au zoo),
  • Une zone « Marigot » où les équipes s’appuieront sur les bras d’eau qui sont présents sur le site,
  • La zone « Rivages » dont fera partie l’équipement zoologique des otaries d’aujourd’hui,
  • Puis au centre du zoo d’Amiens se présentera l’espace « Clairière » qui va réintégrer la mini ferme.

La zone « Archipels » :

« L’animal totem » de ce secteur sera sans aucun doute le tigre de Sumatra mais d’après les acteurs du projet, une trentaine de petites et grosses espèces les rejoindront : « Cette articulation entre petites et grandes espèces signifie pour nous de créer de parfaites conditions de présentation pour le public mais aussi de conforts pour les animaux. » 

Les enclos seront comme dans beaucoup de parcs zoologiques du globe, habités par des mélanges d’espèces, comme par exemple dans cette zone, l’enclos des loutres et des pandas roux :

« On veut avoir des enclos où on mélange les animaux comme dans la nature, ici une partie rivière où pourront aller jouer les loutres et une partie beaucoup plus haute où évolueront les pandas roux ».

Comme on peut le constater sur ces images, tous les enclos bénéficieront de différents points de vue pour observer les animaux selon leurs positions et ce qui va permettre de diversifier les ambiances pour le visiteur. Comme l’enclos des tigres qui présentera une dimension spectaculaire avec la création d’une grande structure d’aquavision pour voir le tigre nager– car on oublie trop souvent que le tigre aime l’eau et aime nager –. Il y aura donc une vision concernant la partie aquatique de l’enclos ainsi qu’une vision sur sa partie terrestre.

A noter que les visiteurs passeront à côté de la cascade qui appartenait aux éléphants d’Asie pour qu’ils puissent la voir de près (à gauche de l’image la cascade des éléphants qui existe aujourd’hui est conservée mis à part « l’éléphanterie » qui a été détruite pour ce futur secteur). De plus, le groupe de cobes de Lechwe a été déplacé au Safari Zoo de Majorque où l’enclos qu’ils occupaient sera remodelé et intégrera la zone « Archipels » pour accueillir les sangliers des Visayas du parc et les cerfs du Prince Alfred. De plus, la future zone « Archipels » accueillera également un vivarium annonçant le grand retour des reptiles au zoo d’Amiens. Le parc mentionne également à l’entrée du parcours « que les animaux de la zone orientale du parc ont tous été transférés afin de laisser place au futur chantier de la zone archipels ».

Zone « Equateur » :

Ce secteur présentera toutes les îles que les visiteurs ont l’habitude de voir, notamment l’ile des gibbons. Seront présents les primates d’aujourd’hui, mais la collection va davantage s’intensifier avec des oiseaux et des calaos qui viendront dans le zoo un peu plus tard.

Zone centrale dite la zone « Clairière » :

Cet espace sera le lieu des animaux qui ont une relation avec l’homme : les cochons, les alpagas, les chèvres, mais aussi des animaux plus petits qui ont également une relation avec les humains tels que le rat et la blatte (une palette d’espèces très différentes qui peuvent nous côtoyer tous les jours). Il s’agit d’un des rares secteurs où nous pourrons entrer en contact proche avec les animaux (si ce n’est le contact émotionnel à travers le regard de l’animal), mais pas que… :


« L’objectif dans cette zone est également de parler de l’élevage et de l’agriculture où des jardins seront associés à ce secteur ».

A noter que la collection animale de la zone accueillera également des Lynx. Dans cette zone qui « semble plus ouverte » au public, les lynx prendront la place des servals (situés à proximité de la mini ferme actuelle, qui eux rejoindront la partie aride de la zone « Savane » avec les suricates à l’entrée/sortie du parc). Les lynx représenteront l’interface des prédateurs/humains puisque cette problématique est très dynamique en France avec un rapport difficile concernant les grands prédateurs : l’ours, le loup puis le lynx. Le message est d’illustrer le territoire parfois difficile entre les grands prédateurs et l’homme.

 

Zone « Rivières » :

Le secteur « Rivières » permettra de retrouver la plupart des animaux qui existent déjà dans les collections actuelles du zoo mais qui sera légèrement déplacée, tels que les flamands roses, les pélicans ou encore les grands et petits ducs.

 

« Le Marigot » :

« Le Marigot » abritera une grande collection, comme un éventail d’espèce de poissons, puis la création d’une « volière pénétrante », pour rentrer dans la structure avec les animaux dont les oiseaux en liberté qui cohabiteront avec les tapirs et les capybaras :

« L’immersion avec les oiseaux sera totale et proposera une toute nouvelle expérience dans le parcours de visite. Enfin l’enclos actuel des manchots sera détruit pour faire de la place à cette nouvelle zone (plus de précisions sur la zone suivante) ».

La zone « Rivages » :

Dans cette dernière zone remaniée du zoo actuel, l’actuel bassin des otaries sera complété par un tout nouveau bassin des manchots :

« Le nouvel enclos va permettre de voir les manchots nager sous l’eau – puisque les manchots jouent énormément dans l’eau – avec des visions subaquatique pour les voir s’épanouir mais aussi sur des visions terrestres car c’est également intéressant de les voir se comporter différemment sur la terre. »

A noter que les secteurs que l’on connait aujourd’hui, « la grande singerie » et « la petite singerie » seront conservés sur le tracé du parc pour poursuivre vers la future zone « Africaine ». Les volières du « Chalet » ont été également conservées et rénovées au printemps pour le confort des animaux qui y logent dont les écureuils de Prévost !

 

La partie suivante a été orchestrée par Bruno MADER (MADER ARCHITECTES), concernant la partie « extension » du parc (en partie sur l’ancienne usine de Picardie Poids lourds)

La nouvelle entrée du zoo d’Amiens Métropole :

Le secteur qui sera issu de la zone d’extension du zoo se prénommera la zone « Tropiques » qui correspond à l’Afrique tropicale et à la zone « Savanes » correspondant à l’Afrique sèche :

« La future extension du zoo ajoutera 2 hectares supplémentaires au parc actuel. On trouvera pour compléter le parcours, une serre tropicale à la forme ovoïde pour ensuite longer une plaine africaine afin de finir ou de commencer vers le nouveau bâtiment d’entrée (qui sera mieux identifiable que l’entrée actuelle). Il y aura un nouveau parvis où les gens pourront venir depuis les rues proches du parc ». 

En effet, les visiteurs arriveront vers une architecture très atypique qui va donner l’image d’un tout nouveau « zoo rénové ». Le bâtiment tout en longueur, viendra border le nouveau parvis, composé d’un certain nombre de fonctions : ateliers (partie la plus basse) le pôle technique, locaux pour l’administration, l’entrée du parc zoologique (partie la plus haute) pour les visiteurs… Ces volumétries viennent se raccorder aux habitations existantes de la rue pour pouvoir faire une articulation en douceur.

Le futur bâtiment symbolique du zoo sera une structure bois, en pré fabriqué, qui sera très rapidement construit pour faire très peu de nuisance pour l’environnement et les habitants du zoo :

« Les écailles qui habilleront la façade sont de peupliers rétifié. Ce tout nouveau bâtiment suscitera la curiosité grâce à forme mouvante et évoquera intégralement l’univers du zoo : les écailles de peupliers ressemblent à peau de reptiles ou peut même représenter le plumage d’oiseau. La construction pensée de façon « douce » a pour but de s’effacer derrière l’environnement paysager du parc. »

 

La serre tropicale :

La serre tropicale se présente comme « une énorme bulle » posée au beau milieu des arbres dans le zoo. Il s’agira d’un ouvrage qui va permettre aux visiteurs de rentrer en immersion dans l’univers tropical (grâce à un éventail de collection animalière). La serre va varier de 5 à 12 mètres de hauteur, ce qui permettra la plantation de vrais grands arbres et d’immerger les visiteurs dans une ambiance tropicale véritable avec des oiseaux ou encore des singes en liberté… :

« La grande serre deviendra vraisemblablement un bâtiment dominant et emblématique de la ville venue se poser dans le zoo historique. Le parcours commence après l’entrée du parc pour descendre légèrement un peu en dessous du sol en allant vers les bassins de la serre ».

Le parcours fera une boucle (les visiteurs passeront d’abord en bas et remonteront ensuite vers un parcours en hauteur avec des passerelles, comme on peut le deviner sur ces photographies) :

  • En premier temps, la zone des bassins située juste en dessous du niveau du sol où nous pourrons admirer les différents animaux évoluer dans l’eau dont les faux gavials et les hippopotames nains dans le deuxième bassin) :

  • Deuxièmement, une passerelle présente au-dessus de l’enclos permet d’avoir une luminosité particulière sur les grandes vitres du bassin ainsi qu’une meilleure visibilité. La suite du parcours (qui sera habilité pour les personnes handicapées) conduit au-dessus des bassins des gavials et des hippos nains pour pouvoir observer les animaux sous un autre angle :

Cette partie haute se situe à 3 mètres au-dessus de l’entrée principale. Le parcours nous conduit vers la sortie de la serre à 3 mètres de hauteur où l’on arrive vers un belvédère, au-dessus du grand enclos des savanes :

« L’objectif de l’espace est de représenter la diversité de la nature Africaine : une grande plaine pour observer un éventail d’espèces avec les girafes, les zèbres, les oiseaux donc des autruches ou encore des pintades. Toutes ces espèces seront mélangées dans un seul et unique grand espace pour obtenir l’effet d’immensité recherché pour le confort des animaux et à la demande du visiteur (une caractéristique propre de la savane) ».

Notons que le belvédère dominera cette savane comprenant une vue sur les animaux qui semblent en liberté sans aucune limite forte (aucune grille et dispositif brut mais la présence de soutènement) en donnant une impression de nature. L’enclos des animaux sera traité comme des murs en terres (où l’argile sera très utilisée pour faire des enduits ou des murs en terres).

Les visiteurs disposeront d’un garde-corps qui proposera une vue complétement dégagée sur la plaine africaine. La sensation de barrière et d’enfermement sera limitée pour proposer des espaces plus grands et plus ouverts.

 

Que retenir ?

Ce renouveau du parc zoologique est un fort moment d’émotion pour l’équipe du parc zoologique, des différents architectes, des services d’Amiens Métropole avec près de 3 ans de travail et de réflexion dans les soucis de l’accueil du public et le confort des animaux. Il s’agit de rénovations respectueuses et d’extensions ambitieuses du patrimoine naturel.

Échéancier du projet :

  • Réhabilitation du Pavillon Bleu : printemps 2018 – automne 2019,
  • Travaux de la nouvelle zone Archipels : été 2018 – printemps 2019,
  • Ouverture de la zone Archipels : printemps 2019,
  • Ouverture du restaurant « Le Pavillon Bleu » : automne-hiver 2019,
  • Ouverture de « Rivages » : printemps 2020,
  • Nouvelle entrée du zoo d’Amiens Métropole : printemps 2021,
  • Ouverture du secteur « Savanes » et du snack « Le Carbet » : printemps 2022,
  • Ouverture du secteur « Tropiques » : printemps 2023,
  • Fin de la rénovation de « La Clairière », du « Marigot » et des secteurs « Equateurs » puis « Rivières ».

Notons que :

  • Le parking actuel de la Hotoie sera plus près de l’entrée qu’il n’était à présent, sur le site des anciens garages qui ont été rachetés pour l’extension (aménagement liaison piétonnière). Le parc sera en mesure de répondre à cette préoccupation où une ancienne station d’épuration qui parait être une mesure adaptée (le terrain est aujourd’hui disponible pour la ville mais doit être aplani et aménagé) ;
  • L’actuelle entrée du zoo d’Amiens sera transformée en snack dédié 100 % au parc zoologique ;
  • Le budget tournerait autour des 40 millions d’euros, pour l’ensemble des projets présentés : la première partie (d’ici la fin du mandat municipal en cours, jusqu’en 2020, 22 millions d’euros de budget et une somme quasi équivalente sera consacrée pour l’autre partie). L’état soutient à hauteur d’1 million 800 000, 3 millions du conseil régional des hauts de France et également une participation du conseil départemental de la Somme 700 000 euros, qui dépassera certainement cette somme puisque le président de ce conseil a été considérablement séduit lors de la présentation du projet à cette date.
  • La gamme tarifaire du zoo est de 6,60 en plein tarif et de 4 euros pour les enfants. Les prix augmenteront progressivement en lien avec la rénovation puisque le zoo se destine à changer de dimension. En 2019, les tarifs seront de 7,50 en plein tarif et de 4, 50 pour les enfants (le prix pourrait augmenter tous les deux ans). Les prix s’adapteront à l’échelonnage des états puisque le zoo d’Amiens est public, dont l’idée principale est de le rendre accessible au public, notamment par le biais de l’abonnement. Lorsque le zoo sera complétement terminé, la gamme tarifaire sera de 13 à 14 euros plein tarif et de 8,50 à 9 euros pour les enfants. 

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