Destination, la Vallée Boréale du CERZA !


Destination la Vallée Boréale du CERZA !

Le parc zoologique de CERZA est un écrin de verdure de 70 hectares, situé dans le Calvados en Normandie. Le parc, très engagé dans la conservation des espèces en danger, présente aux visiteurs plus de 1500 animaux dans différents espaces qui leurs sont dédiés :

  • Une serre tropicale où vivent les loriquets arc-en-ciel ;
  • Une plaine africaine appartenant aux animaux de la savane : les rhinocéros blancs, girafes, zèbres, oryx, autruches ;
  • Un espace asiatique dédié aux rhinocéros indiens ou encore à des chameaux
  • Et bien plus encore : le vaste territoire des ours à lunettes, les bassins des hippopotames nains, la vallée des ours bruns!

CERZA se divise en deux parcours que peuvent effectuer les visiteurs :

  • Un circuit jaune où nous retrouvons les géladas, le safari des kangourous ou encore les tigres blancs
  • Un circuit rouge abritant le territoire de grands prédateurs comme le lion, ainsi que l’immense plaine africaine (rhinocéros, girafes, autruches…)

Sachez qu’un circuit en train est également proposé, qui permet de déambuler dans l’ensemble du parc et même d’approcher certaines espèces avec un angle de vue différent dont les tigres de Sumatra ou les rhinocéros indiens.

Cette année, le parc accueille des ours polaires, et le moins que l’on puisse dire c’est que le parc n’a pas fait les choses à moitié puisqu’il présente l’un des plus grands enclos dédié à cette espèce en Europe : la vallée Boréale !

En cette période des fêtes de Noël, embarquez avec l’équipe d’Actu’Zoo au parc zoologique de CERZA, sur le territoire du plus grand carnassier de la banquise, malheureusement menacé et peut-être voué à disparaître…

 

 

Concentrons-nous tout d’abord sur les deux nouvelles pensionnaires :

 

Les deux ours polaires, nommées Nicky et Simone (aussi surnommée Mona), appartiennent à la même fratrie puisque se sont deux sœurs nées en novembre 2015 dans le parc hollandais « Dierenrijk Europa ».

 

Âgées d’un peu plus de deux ans, ces deux sœurs de 250 kilos chacune ont été sollicitées auprès du coordinateur au début de l’année 2017. Fidèle à ses valeurs et reconnu dans ses capacités de sauvegarde, Cerza devient un des parcs privilégiés à se voir accorder le droit d’acquérir cette espèce (et vient donc porter la population à 115 ours polaires dans les parcs zoologiques européens).

Dans un monde bousculé par le réchauffement climatique, les ours polaires sont directement touchés par la perte progressive de leur habitat, et deviennent donc les principaux emblèmes de la conservation des espèces. Le CERZA s’engage comme dans son habitude dans des programmes de protection internationaux et dans ce cas, avec l’association Polar Bears International* (créée en 1992) qui concentre son travail vers la protection des ours blancs, notamment dans le suivi des populations et dans l’étude de leur comportement.

* https://polarbearsinternational.org

Après une semaine d’acclimatation, les deux sœurs ont pu rencontrer leurs admirateurs de l’autre côté des vitres pendant le printemps dernier. Nicky et Mona sont de véritables ambassadrices de leurs cousins sauvages et sensibiliseront les visiteurs aux enjeux de la destruction de leur environnement.

 

Qu’en est-il de leur installation ?

 

L’année 2017 marquait l’ouverture de la vallée des ours bruns, dans un cadre plus qu’adéquat à l’épanouissement des ursidés. Et 2018 annonçait donc l’arrivée de 2 ours polaires dans l’un des plus grands enclos européens :
La vallée boréale.

Pour ces nouveaux individus de la famille des ursidés,  le parc normand se devait de se doter d’une installation de taille, car les ours polaires sont des animaux qui déambulent beaucoup dans leur milieu naturel. En effet, ils peuvent parcourir des kilomètres de banquise et de toundra pour trouver quelque chose à se mettre sous la dent.

Les deux sœurs ont été gâtées puisque leur espace de 3 hectares (qui était l’ancien enclos des bisons) est divisé en 3 enclos différents, entièrement réaménagés pour qu’elles puissent profiter des conditions propices à leurs espèces, comme le souligne la vétérinaire du parc Dorothée ORDONNEAU lors d’un entretien dans la presse:

« On ne veut pas d’enclos au sol carrelé, avec une grande piscine qui occupe la moitié de l’espace.
Ce n’est pas un lieu adapté pour un ours ».

 

Dans ce tout nouveau territoire, pensé expressément pour ces demoiselles, nous retrouvons de grandes étendues d’herbes parsemées de rochers calcaires, d’un bassin central et des points de repos.

Le bassin central comporte une cascade structurée en largeur, qui permet aux deux individus de se rafraîchir et de patauger de temps à autre. Un chemin d’ardoises s’articule tout le long pour leur permettre de se déplacer d’est en ouest du bassin. Notons que les bassins et la cascade sont alimentés par une pompe solaire, raccordée à la station hydraulique de leur enclos.

 

 

 

 

Un important aménagement a été pensé pour se rapprocher de la végétation basse que peut retrouver l’ours polaire à l’état sauvage dans le secteur de la toundra : tapis de bruyères, plantations de sapins, herbages variés.

Il s’agit d’un enclos adapté à la vie des ours polaires, avec beaucoup d’espace et un bassin géant, qui ne compromet pas pour autant la superficie de l’enclos qui reste vaste. Les ours polaires passent beaucoup de temps à marcher tout le long de la journée (notamment pour pister ses proies). C’est un besoin qui est ainsi bonifié par les équipes du Cerza dans cette installation ressemblant aux côtes arctiques de la Toundra (qui peut dépasser les 20 degrés lors des saisons chaudes).

Alors que l’on pense que l’ours polaire passe toute l’année sur la glace, il s’aventure en réalité régulièrement sur la toundra pendant l’été, où les températures avoisinent les 25°C ! Il y trouve un biotope différent de celui des glaciers : avec mousses, lichens, bruyères, rochers et quelques arbustes.

La création d’une toundra pour les ours polaires a sollicité l’équipe du parc de l’été 2016 à février 2018, avec la conception de la scénographie et de la pédagogie autour de l’ours blanc (que nous évoquerons par la suite). Durant 9 mois de travaux intenses, plus de 1000 plantations végétales, 10 000 m3 de terre déplacés pour remodeler le terrain, 2 kilomètres de clôtures et 300 tonnes de rochers ont été nécessaires à la conception de cette vallée !

Les palissades de bois structurées tout autour de ce nouvel aménagement consolide le caractère rustique de l’enclos et de l’environnement des ours polaires… Nous en retrouvons également à l’intérieur de l’espace : souches, troncs d’arbres, cabanes de bois… ce qui nous rapproche encore un peu plus de ce qu’est le décor de la toundra en période d’été (bien que nous soyons en Normandie !)

Par ailleurs, à côté des ours polaires (arrivés en mars 2018) a pris place un couple de renards polaires, qui cohabitent avec les ours dans leur espace naturel. Installés dans un décor (en miniature) semblable à leurs voisins, les renards polaires disposent de petites cabanes qui rappellent étrangement celles du « Relais Polaire » à proximité des ours :

 

Et du côté pédagogique ?

 

Pour sensibiliser les visiteurs du parc, le CERZA a décidé, à l’aide de différents supports, d’expliquer pourquoi les ours polaires sont en voie de disparition. En face des grandes baies vitrées de l’enclos de Nicky et Mona se trouve un village reconstitué appelé « Le Relais Polaire ». Ce village nous transporte dans la région originelle de l’ours polaire grâce à la présence d’un phare situé au centre, ainsi que des maisons multicolores semblables aux habitations de pays nordiques !

 

On retrouve dans ces installations des outils pédagogiques comme des écrans tactiles, de façon à ce que les visiteurs puissent participer à une étude du comportement des ours blancs.

Nicky et Mona étant jeunes, elles sont très sensibles aux différents médical training ou aux enrichissements naturels, comme par exemple « le lâcher de poissons dans leurs bassins », lors duquel elles adorent sauter dans l’eau pour les attraper, tout comme leurs semblables le feraient à l’état sauvage.

Enfin, différents points de vue permettent d’observer au mieux les deux ours : le premier se trouve juste au-dessus de l’enclos des renards polaires et montre l’immensité de leur enclos. Il s’agit d’une structure de bois avec un décor semblable à une cabane typique de trappeur !

Il existe également un point de vue « discret » pour observer les renards polaires, juste en dessous de cette cabane…

Les espaces suivants se trouvent au « Relais Polaire »; une grande baie vitrée en face du bassin et une autre vers une maison située tout près du second enclos. Des affiches et illustrations pédagogiques sont également à disposition des visiteurs tout le long de l’enclos des ours.

                                

Selon la WWF, si aucune mesure n’est prise pour tenter de « maintenir » l’environnement des ours polaires, l’espèce pourrait venir à disparaître dans une trentaine d’années. Les parcs zoologiques ont longuement évolué afin de devenir des lieux d’apprentissage du monde vivant. Sa fonction de sensibilisation auprès des visiteurs est désormais primordiale puisque la conservation de son habitat représente un enjeu considérable dans la sauvegarde de l’espèce.

Vous pouvez vous aussi agir pour sauver les ours polaires (en plus des gestes à adopter au quotidien !) en parrainant Mona ou Nicky au parc zoologique de CERZA, afin d’alimenter les programmes de conservations dédiés.

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